Les femmes représentent environ la moitié des personnes migrantes dans le monde. En Belgique comme en Europe, environ 30 % des demandes de protection internationale sont introduites par des femmes. Le nombre de ces demandes pour des motifs liés au genre (mutilations génitales, mariages forcés, violences liées à l’honneur…) est en augmentation. Dans d’autres procédures, les femmes sont également très représentées: elles sont par exemple majoritaires dans les demandes de regroupement familial. La politique migratoire belge est encore trop peu attentive aux droits des femmes migrantes, qui sont victimes de discriminations et de violences croisées qui les empêchent souvent d’accéder à des droits fondamentaux. Or, en ratifiant la Convention d’Istanbul, la Belgique s’est engagée à protéger toutes les femmes contre toutes les formes de violence, sans distinction de nationalité ou de statut de séjour.

Nos demandes
Les femmes en demande d’asile
Fournir aux demandeuses d’asile vulnérables une place d’accueil adaptée et l’accès aux services de soutien et d’accompagnement spécialisés
Prendre en compte les questions de genre lors de l’examen de la demande d’asile et prévoir systématiquement une agente traitante et une interprète de même sexe
Prévoir dans la loi, pour certaines nationalités, la présomption qu’il existe des persécutions ou des atteintes graves liées au fait d’être une fille ou une femme.
Les femmes victimes de violences venues dans le cadre d’un regroupement familial, ou sans papiers
Permettre à toutes les femmes venues pour des raisons familiales qui subissent des violences conjugales ou familiales de conserver ou d’obtenir un titre de séjour autonome
Garantir à toutes les femmes, quel que soit leur statut administratif, un accès sécurisé à la justice (dépôt de plainte…) et interdire l’expulsion des femmes victimes de violences par partenaire, de violences familiales, ou d’agressions
Garantir un accès sans conditions (de statut, ou financières) aux dispositifs d’accueil d’urgence et d’hébergement pour les victimes de violences en séjour précaire ou sans papiers, afin qu’elles puissent être accompagnées pour récupérer leurs droits.
Aller plus loin
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