La politique de migration et d’asile de l’Union européenne a pour objectif d’assurer une gestion des migrations coordonnée entre les pays européens et un système d’asile commun, avec des procédures harmonisées et des principes de solidarité entre les pays membres. Mais cette politique est de plus en plus basée sur le contrôle et l’arrêt des migrations. Elle passe par la sécurisation et la militarisation des frontières, le rejet et le tri des personnes migrantes aux frontières et des accords avec des pays tiers (comme la Tunisie, ou le Niger) pour empêcher l’arrivée des migrant·es.
En 2024, le Pacte sur la migration et l’asile a été adopté par l’Union européenne. Et cela, malgré son contenu totalement discriminatoire à l’égard des personnes migrantes et le recours systématique à la détention et aux procédures accélérées qu’il va engendrer. Le Pacte est d’application depuis le 12 juin 2026.

Nos demandes
Refuser la logique et les effets du Pacte européen sur la migration et l’asile
Le contenu du Pacte est totalement discriminatoire à l’égard des personnes migrantes. Il permet de les détenir à leur arrivée sur le territoire et d’orienter les demandes d’asile selon la nationalité des personnes. De plus, cette logique œuvre à l’externalisation de la gestion des migrations, via des accords douteux avec certains pays d’origine et de transit, qui mènent à une violation massive de droits fondamentaux.
Instaurer des voies légales et sûres
Depuis 2014, plus de 40.000 personnes ont perdu la vie en tentant de rejoindre le territoire européen. Les décès et violences se normalisent sur les routes migratoires, notamment en Méditerranée, sans qu’aucune voie légale et sûre, ni mécanisme de sauvetage ne soient envisagés par les États européens. Des solutions doivent être mises en œuvre pour permettre aux personnes migrantes d’accéder au territoire européen et de s’y établir sans mettre leur vie en jeu. L’aide apportée aux personnes migrantes ne devrait pas être criminalisée.
Garantir les droits des personnes migrantes
Le Pacte bafoue de nombreux droits fondamentaux. Malgré les multiples violences qui jalonnent le parcours des migrant·es, l’Union européenne n’a mis en place aucun mécanisme de protection de ces droits (droit d’asile et principe de non refoulement, non-détention, protection des données à caractère personnel, droit à la vie privée et familiale, non-discrimination…). Il faut respecter ces droits humains, établir un mécanisme de monitoring indépendant des violations des droits fondamentaux et un système de plainte efficace.
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